La secrétaire générale de l’Association des Maires de France (AMF), Murielle Fabre, se dit « particulièrement heureuse » de voir que les maires sont toujours engagés. Six sur dix sont partants pour défendre leur siège lors des prochaines élections municipales selon une étude CEVIPOF-Sciences Po.
C’est le 107ᵉ congrès du genre. L’association des Maires de France (AMF) se réunit à partir de ce mardi et pour trois jours pour un dernier temps fort avant les élections municipales, alors qu’une dernière enquête commandée par l’AMF et réalisée par le CEVIPOF-Sciences Po révèle que six maires sur dix (58%) envisagent de se représenter, neuf points de plus que pour la précédente enquête réalisée en 2019 : « on est particulièrement heureux de voir que l’engagement des maires continue. Les maires sont prêts à repartir au combat parce que ce sont des engagés, ce sont des passionnés de la vie publique et surtout, ils sont toujours prêts à servir ».
Ce regain d’engouement est assez inespéré alors qu’une autre enquête portée par l’AMF a récemment montré que le nombre de démissions avait été multiplié par quatre en vingt ans.
La « liberté » comme thématique au Congrès des Maires
Le Congrès des maires doit durer trois jours. Trois jours pour réclamer davantage d’indépendance : depuis quelques années, la recentralisation financière qui nous empêche d’agir. C’est cette méconnaissance de notre rôle fondamental sur lequel on continue de nous imposer des transferts de compétences, regrette Murielle Fabre. Nous avons aujourd’hui besoin de liberté pour revitaliser notre démocratie, pour pouvoir continuer en fait à agir pour nos concitoyens ». Le secrétaire générale de l’AMF dénonce la loi de finances qui « ponctionne » les maires alors que « les collectivités ne sont pas responsables de la dette nationale ».





